Selasa, 18 Agustus 2020

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De la boxe


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Broché : 254 pages pages
Auteur : Joyce carol Oates
Collection : Livres
ISBN-10 : 236719002X
Format : Broché
Date de Publication : 2012-10-25
Le Titre Du Livre : De la boxe
Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5 6 commentaires client
Nom de fichier : de-la-boxe.pdf
La taille du fichier : 26.16 MB

La boxe passionne Joyce Carol Oates depuis son adolescence. Elle a vu son premier combat dans les années 1950, en compagnie de son père. "Cela a touché, dit-elle, quelque chose de très profond en moi. Il y a là un mystère que j'essaie de percer." Méditation profonde, nourrie par la vision des combats et les paroles saisissantes des athlètes eux-mêmes - De la Boxe est aussi une évocation historique, depuis les gladiateurs romains jusqu'aux boxeurs actuels: le style de vie monastique de Rocky Marciano avant un match, la grâce d'un Mohamed Ali en pleine gloire, la violence dévastatrice de Myke Tyson, dernier grand champion dans l'histoire de ce sport - et de cet art. "La boxe, écrit Joyce Carol Oates, est notre théâtre tragique. L'individu réduit à lui-même."
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Vous trouverez ci-dessous les commentaires du lecteur après avoir lu De la boxe. Vous pouvez considérer pour votre référence.

D’abord, cet opus 3 d’une nouvelle collection poche initiée par les éditions Tristram est un bel objet (rappelant les Culte fictions des éditions La Découverte, 34 volumes entre 2003 et 2006) : la couverture est élégante, douce au toucher, le papier, beau. Vraiment un bel objet. La collection porte bien son titre, pour le contenant comme pour le contenu : « souple ». (J’ai aussi sur ma table de chevet deux autres volumes, la nouvelle traduction de Tom Sawyer et le Hunter Thompson à Honolulu).Quelle belle idée d’éditer enfin ce texte de Joyce Carol Oates, introuvable jusqu’ici en français. Comment dire avec plus de finesse et de discernement la fascination qu’exerce la boxe ? Hemingway, Mailer, Tosches – des machos. Rien de tel avec J.C. Oates. A la fois intellectuelle et ayant une connaissance parfaite de l’histoire de la boxe américaine, elle est tout sauf une groupie attirée par la virilité masculine.La boxe évoquée ici est exclusivement étatsunienne. Muhammad Ali, Mike Tyson, Jack Johnson, Joe Louis, Sonny Liston, Jack Demsey, Jake La Motta sont les personnages principaux (aussi Rocky Marciano, Marvin Hagler, les deux Ray Sugar – Robinson et Leonard) de cette épopée disséquée ici. Georges Carpentier ou Marcel Cerdan sont totalement absents, et à peine voit en fugitivement Roberto Duran ou Hector Camacho. Non, nous sommes exclusivement aux Etats-Unis, entre Atlantic City et Las Vegas, puisqu’il s’agit de la boxe comme spectacle américain, comme forme de combat ritualisée à l’américaine.Les amoureux du « noble art » seront comblés par cette évocation de connaisseur enrichie de maintes citations, d’analyses, de sensations vraies et d’un attachement sincère. Même ceux qui comme moi ont pris du recul sur le monde du ring.Mais la « simple » boxe n’est largement pas le seul intérêt de cet ouvrage. Joyce Carol Oates transcende l’art et la pratique de la boxe pour tracer un parallèle entre boxe et écriture, insistant sur la dimension masochiste, sacrificielle, de la boxe. Tout l’ouvrage, tous les parcours évoqués ici, ne sont qu’illustration de ce parallèle, et on est bien là au cœur de la littérature, et au cœur d’une dimension tragique (mais aussi épique) de la vie.Si ce commentaire ne vous a pas paru trop fastidieux et que vous voulez aller encore un peu plus loin, je laisse la parole à l’auteur :La boxe a plus à voir avec le fait d’être frappé qu’avec celui de frapper, tout comme elle a plus à voir avec le fait de ressentir de la douleur, sans parler d’une paralysie psychologique dévastatrice, qu’avec celui de gagner. A voir les carrières « tragiques » d’un assez grand nombre de boxeurs, on comprend clairement que le boxeur préfère la douleur physique sur le ring à l’absence de douleur qui est la condition idéale de la vie ordinaire. Si in ne peut frapper, on peut cependant être frappé, et savoir ainsi que l’on est toujours en vie.On pourrait dire que la boxe consiste essentiellement à maintenir un corps en forme adéquate pour pouvoir combattre d’autre corps bien conditionnés. Ce n’est pas le spectacle public, le combat en lui-même, mais la période d’entraînement rigoureux y menant qui exige la plus grande discipline et que l’on considère être la cause principale des infirmités mentales et physiques des boxeurs. […] L’artiste peut ressentir une certaine parenté, bien qu’indirecte et unilatérale, avec le boxeur professionnel, à propos de cette question d’entraînement. De cette subordination fanatique de soi aux fins d’une destinée rêvée. On pourrait comparé le spectacle limité dans le temps qu’est le combat de boxe[…] à la publication du livre d’un écrivain. Ce qui est « public » n’est que le stade final d’une période de préparation prolongée, ardue, exténuante et souvent désespérante. De fait, une des explications de la fréquente attirance qu’éprouvent les grands écrivains pour la boxe […] reste la recherche systématique de la douleur dans ce sport, et ce au nom d’un projet, du but d’une vie : la transposition volontaire de la sensation que nous connaissons sous le nom de douleur (physique, psychologique ou émotionnelle) en son contraire absolu. (p. 30-31)Pour certains écrivains, la fascination est liée […] à l’étalage étonnamment explicite de masochisme dans la boxe – un masochisme en son sens le plus large, le plus suggestif et, pourrait-on dire, le plus poétique. Car, contrairement aux idées stéréotypées, la boxe à avant tout à voir avec le fait de se faire blesser, plutôt qu’avec celui de blesser. (Ce que les meilleurs films de boxe – Raging Bull, Fat City, Champion – suggèrent de la manière la plus visuelle). Aller de la douleur au triomphe – ou au semblant de triomphe – voilà l’espoir de l’écrivain, tout comme celui du boxeur. Le moment d’horreur viscérale, dans un combat typique […] est le moment où le boxeur perd le contrôle, où il ne peut plus tenir sa défense, quand il commence à faiblir, à fléchir, à se mettre en position de repli, à vaciller sous les coups de son adversaire, qu’il n’est plus capable d’absorber ; le moment où le combat se retourne, où toute une carrière, toute une vie même, peut s’arrêter. Ce n’est pas un moment isolé, c’est le grand moment – mystique, universel. La défaite d’un homme est le triomphe d’un autre : mais nous sommes enclins à lire ce « triomphe » comme simplement temporaire et provisoire. Seule la défaite est permanente. (p. 57-58)

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